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Psychologue
L'hypnose ericksonienne, c'est un état d'attention focalisée et de détente profonde, induit par la voix du thérapeute, qui permet d'accéder à des ressources intérieures peu accessibles à l'état de veille ordinaire. Vous restez conscient. Vous entendez tout. Vous pouvez bouger, parler, sortir de la séance quand vous voulez. C'est aux antipodes de l'hypnose de spectacle où l'on chante du Céline Dion sur scène — celle-là exploite la suggestibilité, pas le soin.
Le psychologue parle en métaphores, en images, parfois en histoires. Cette voie indirecte permet de contourner les défenses logiques qui bloquent le changement. Milton H. Erickson (1901-1980), psychiatre américain devenu une figure mondiale de l'hypnose thérapeutique, a inventé cette manière douce et permissive de pratiquer après avoir lui-même été paralysé par la polio à 17 ans. Son héritage vit à travers les Instituts Milton Erickson présents dans 40 pays.
L'INSERM a publié en 2015 un rapport d'évaluation reconnaissant l'intérêt de l'hypnose dans plusieurs indications, en particulier la douleur (procédures chirurgicales, douleur chronique, accouchement) et le côlon irritable. La HAS la mentionne dans certaines recommandations adjuvantes. La méta-analyse de Tefikow et al. (Clinical Psychology Review, 2013) montre une réduction significative de la douleur péri-opératoire et de l'anxiété sous hypnose. Pour les troubles psy classiques (anxiété, sommeil, phobies simples), c'est un appoint utile, pas un traitement de 1re ligne du TSPT ou de la dépression sévère.
45 à 75 minutes. La séance commence par un échange sur votre demande, vos objectifs, vos craintes éventuelles (« et si je perds le contrôle ? » — vous ne le perdrez pas). Le psy vous guide ensuite par la voix dans un état de détente focalisée : respiration, attention sur des sensations, métaphores. Il glisse des suggestions calées sur ce que vous lui avez dit. Vous restez actif, vous pouvez modifier ou refuser une suggestion. Retour progressif, échange final, parfois un exercice à pratiquer chez vous (auto-hypnose).
Convient à la majorité des adultes et adolescents. Contre-indications nettes : troubles psychotiques aigus, troubles dissociatifs sévères sans encadrement spécialisé, crise suicidaire actuelle, épilepsie non stabilisée pour certains protocoles. En cas de doute, parlez-en à votre médecin ou à votre psychiatre avant de commencer.
Une séance d'hypnose chez un psychologue se situe entre 60 et 90 €, parfois davantage en grande métropole ou pour des séances longues (1h15). Les suivis sont souvent brefs : 3 à 10 séances pour une problématique ciblée. L'arrêt du tabac, par exemple, se règle souvent en 1 à 3 séances.
Pas de remboursement direct par la Sécurité sociale, sauf via Mon Soutien Psy (orientation médecin traitant, chez un psychologue conventionné, 12 séances par an). De nombreuses mutuelles couvrent un forfait psy annuel. À l'hôpital, l'hypnose entre parfois dans la prise en charge douleur (CHU, services anesthésie, oncologie).
Le mot « hypnothérapeute » n'est pas protégé en France — n'importe qui peut s'en réclamer après un week-end de formation. Privilégiez un psychologue diplômé inscrit ADELI (ou un médecin) ayant suivi une formation certifiée : Institut Milton Erickson (IMHE), Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves (CFHTB), AFEHM, CHTIP. Méfiez-vous des promesses de résultats garantis ou de séances à 200 €. Cette page est informative et ne remplace pas un diagnostic clinique.
En cas de détresse psychique : 3114 (24h/24, gratuit, anonyme) ou 15 (SAMU).