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1 psychologue spécialisé en Burn-out à Albi.
Le burn-out, c'est l'épuisement professionnel reconnu par l'OMS depuis 2019 (CIM-11) comme un syndrome lié au travail. Il touche les personnes investies, pas les fainéants : on s'use à donner ce qu'on n'a plus. Trois marqueurs : épuisement émotionnel (le réservoir est vide), cynisme (vous détestez ce que vous adoriez faire), et perte du sentiment d'accomplissement.
Christina Maslach, psychologue à Berkeley, a posé ces trois axes dès 1981 dans le MBI (Maslach Burnout Inventory), encore l'outil de référence aujourd'hui. La HAS rappelle qu'environ 30 % des arrêts longs en France ont une composante psychique, le burn-out en tête.
Vous êtes investi, perfectionniste, vous avez du mal à dire non. C'est exactement le profil. Les signes à surveiller :
Consultez vite. Un burn-out pris à 3 mois se récupère en quelques mois ; à 12 mois, comptez 1 à 2 ans.
Le psychologue commence par mesurer où vous en êtes (souvent avec le MBI ou l'échelle de Karasek pour le contexte pro). Trois phases s'enchaînent ensuite, sans précipitation : récupérer (sommeil, baisse du stress aigu, parfois arrêt de travail), comprendre (pourquoi votre histoire personnelle vous a rendu vulnérable à ce poste-ci), reconstruire (limites, valeurs, retour progressif).
Côté outils : TCC pour casser les ruminations, travail sur les croyances (« si je ralentis, je ne vaux rien »), restauration du sommeil, parfois ACT pour reconnecter aux valeurs profondes. Si l'épuisement est sévère, le psychologue oriente vers un médecin du travail ou un psychiatre — un antidépresseur peut être utile en cas de dépression associée.
Filtrez l'annuaire par spécialité « Burn-out » ou « Psychologie du travail ». Certains praticiens travaillent main dans la main avec la médecine du travail et savent rédiger les écrits utiles à la reconnaissance en maladie professionnelle (passage par le CRRMP).
Le thérapeute évalue l'intensité de l'épuisement, le contexte pro (charge, autonomie, soutien hiérarchique) et votre histoire — perfectionnisme, peur de décevoir, difficulté à demander de l'aide. Il pose avec vous les priorités immédiates : faut-il un arrêt ? Un signalement médecine du travail ? Un suivi médecin traitant ? Vous repartez avec un cadre, pas une promesse vague.
Comptez 3 à 6 mois pour les formes attrapées tôt, 9 à 18 mois pour les épuisements profonds. Les premières semaines, on dort, on mange, on respire. Les semaines suivantes, on regarde sous le capot. Et le retour au travail se prépare — pas en se lançant à 100 % le jour J. Si vous avez des idées noires, appelez le 3114 (24h/24, gratuit) ou le 15. Cette page est informative et ne remplace pas un diagnostic clinique.