Chargement...
1 psychologue spécialisé en Deuil à Marseille 12e.
Le deuil, c'est le travail psychique qui suit toute perte significative — la mort d'un proche, mais aussi un divorce, un projet, un emploi, une santé qui flanche. Le mot vient du latin dolus, douleur. Et c'est exactement ça : un travail douloureux qui demande du temps, sans calendrier officiel.
Elisabeth Kübler-Ross a popularisé en 1969 le modèle des cinq étapes (déni, colère, marchandage, dépression, acceptation). Les recherches actuelles, notamment celles de George Bonanno (Columbia, 2009) et le modèle dual de Stroebe & Schut, montrent que le deuil n'est pas linéaire : on oscille entre confrontation à la perte et restauration du quotidien. Pas de « passage d'étape » à cocher. Chaque parcours est singulier.
La majorité des deuils s'élaborent sans soin spécialisé, avec le temps et les proches. Mais certaines situations méritent un coup de main professionnel :
Le DSM-5-TR a introduit en 2022 le diagnostic de deuil prolongé quand la souffrance reste intense au-delà de 12 mois (6 mois pour un enfant). Cela concerne 7 à 10 % des personnes endeuillées selon la méta-analyse de Lundorff et al. (Journal of Affective Disorders, 2017).
Le psychologue accueille votre récit sans le presser ni l'orienter. Toutes les émotions sont légitimes — la tristesse bien sûr, mais aussi la colère contre la personne disparue, le soulagement après une longue maladie, la culpabilité d'être encore là, l'angoisse de l'oubli. Aucune n'est interdite. Aucune ne fait de vous quelqu'un de mauvais.
Le travail explore plusieurs versants : évoquer la relation, aménager une nouvelle place pour la personne (le « lien continué » de Klass, Silverman et Nickman, 1996), apprivoiser les dates anniversaires et les objets, réorganiser concrètement le quotidien. Pour les deuils traumatiques (suicide, accident, perte brutale), des approches spécifiques existent : EMDR, ICV (Intégration du Cycle de la Vie), thérapie cognitive du deuil prolongé (Boelen & Lenferink).
Filtrez par spécialité « Deuil » dans l'annuaire. Pour les deuils traumatiques, vérifiez la formation EMDR ou ICV sur le profil. Des associations proposent aussi des groupes de parole gratuits — Empreintes, Vivre son deuil, JALMALV, Christophe (suicides). Le mélange suivi individuel + groupe de pairs est souvent salutaire.
Le psychologue vous laisse raconter qui était la personne, comment elle est partie, comment vous tenez depuis. Il ne vous dira pas de « tourner la page » ni de « faire votre deuil » — l'expression est trompeuse, on ne fait pas son deuil comme on fait sa valise. Il évalue le risque suicidaire, fréquent dans les semaines qui suivent une perte brutale. Si nécessaire, il oriente vers un médecin pour soutien médicamenteux ponctuel (anxiolytique, hypnotique).
Pour un deuil aigu non compliqué, 8 à 15 séances suffisent souvent, étalées sur 6 à 12 mois avec espacements progressifs. Pour un deuil prolongé ou traumatique, comptez 15 à 30 séances, parfois davantage. La thérapie cognitive du deuil prolongé montre une amélioration chez environ 70 % des patients après 16 séances (Shear et al., JAMA Psychiatry, 2014).
En cas de détresse aiguë ou de pensées suicidaires : appelez le 3114 (24h/24, gratuit, anonyme) ou le 15 (SAMU). Cette page est informative et ne remplace pas un diagnostic clinique.