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1 psychologue spécialisé en Trauma à Paris 16e.
Un trauma, c'est un événement qui dépasse les capacités d'adaptation du psychisme à l'instant T. Accident grave, agression, violence, catastrophe, attentat, abus sexuel, témoin direct d'une scène choquante. Le cerveau n'arrive pas à classer le souvenir comme « passé », il le garde en stock vivant — d'où les flashbacks, les cauchemars, l'impression que tout peut recommencer à chaque seconde.
Le trouble de stress post-traumatique (TSPT, PTSD en anglais) est la forme la plus connue. Il se diagnostique avec quatre familles de symptômes (DSM-5) : reviviscences (flashbacks, cauchemars), évitement, altérations cognitives et émotionnelles (hontes, croyances négatives, anesthésie affective), hyperréactivité (sursauts, hypervigilance, sommeil dégradé). Bessel van der Kolk, dans The Body Keeps the Score (2014), rappelle que le trauma s'inscrit aussi dans le corps — pas seulement dans la tête.
Quiconque a vécu ou été témoin d'un événement traumatique peut développer un TSPT. La prévalence vie entière est d'environ 5 à 6 % en population générale française (Santé publique France). Les signes qui doivent vous alerter :
Pas de date limite pour consulter. Un trauma de l'enfance peut être traité à 50 ans, et ça marche. Si la souffrance est aiguë ou si des idées suicidaires apparaissent, le 3114 (24h/24, gratuit) ou le 15.
Le psy spécialisé en trauma travaille en trois temps, popularisés par Pierre Janet dès la fin du XIXe siècle et toujours valides aujourd'hui : stabilisation (apprivoiser ses émotions, sortir de l'urgence, retrouver un peu de sécurité intérieure), retraitement (revisiter le souvenir traumatique avec une méthode spécifique, sans s'y noyer), réintégration (reconstruire une vie qui ne tourne plus autour du trauma).
Approches recommandées par la HAS et l'OMS pour le TSPT : EMDR (Francine Shapiro, 1987), TCC centrée sur le trauma, exposition prolongée (Edna Foa). Pour les traumas complexes (violences répétées, traumas développementaux), des protocoles comme l'ICV ou le Somatic Experiencing (Peter Levine) sont aussi utilisés. Le psychologue cale le rythme sur vous — il n'y a pas de « tout dire d'un coup », et c'est exactement ce qui évite la retraumatisation.
Filtrez l'annuaire par spécialité « Trauma » ou « ESPT ». Vérifiez la formation : EMDR France, EMDR Europe, AFTCC pour la TCC du trauma, IFEMDR. Un psychologue formé annonce sa formation. Un thérapeute non formé qui propose de « parler du trauma directement » peut aggraver la situation. La 1re séance sert à établir le lien, pas à tout déballer.
Avant tout, un espace de sécurité. Le thérapeute évalue les symptômes (reviviscences, évitement, hypervigilance, sommeil, dissociation), repère les ressources (entourage, sommeil, activités stabilisantes), parfois utilise la PCL-5 ou la CAPS-5 pour objectiver. Il ne vous demande pas de raconter en détail ce que vous avez vécu — pas tout de suite. Il vous apprend des techniques de stabilisation (cohérence cardiaque, lieu sûr, ancrage) à utiliser entre les séances. La sécurité psychique passe avant tout.
Trauma simple unique : 8 à 15 séances suffisent souvent (méta-analyse Cusack et al., Clinical Psychology Review, 2016). Trauma complexe ou multiple : 12 à 36 mois sont fréquents. Les méta-analyses sur l'EMDR montrent une rémission du TSPT chez 77 à 90 % des patients après 6 à 12 séances pour les traumas simples. Cette page est informative et ne remplace pas un diagnostic clinique.
En cas de détresse ou de pensées suicidaires : 3114 (24h/24, gratuit, anonyme) ou 15 (SAMU).