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Recommandations écrans enfant : OMS 2019, 3-6-9-12 Tisseron, Conseil scientifique éducation 2021. Sommeil, attention, anxiété.
Par la rédaction Mayako
Notre méthodologie éditorialeMis à jour le
L'exposition aux écrans est devenue un sujet majeur de santé publique pédiatrique. L'OMS (2019) recommande zéro écran avant 2 ans et < 1 h/jour entre 2 et 5 ans. Le Conseil scientifique de l'Éducation nationale (2021), la commission Écrans et enfants présidée par Servane Mouton et Amine Benyamina (rapport 2024), et la règle du 3-6-9-12 de Serge Tisseron (2008, révisée 2017) convergent. Les méta-analyses récentes (Madigan 2019 JAMA Pediatrics ; Orben 2019 ; Pasquier 2018) confirment des associations modestes mais réelles entre exposition excessive et indicateurs négatifs (sommeil, attention, humeur). Cet article propose des repères pratiques sourcés.
Selon Santé publique France (2022) et le rapport Mouton-Benyamina (commission présidentielle, avril 2024), les enfants français de 6-17 ans passent en moyenne 3h45/jour devant des écrans hors classe, dont 2h sur smartphone à partir de 12 ans. La même commission relève une dégradation marquée du sommeil, de la sédentarité, de l'anxiété et du retard d'apprentissages — sans causalité unique mais avec un faisceau d'indices alarmant. La JAMA Psychiatry (2020+) et Lancet Child Adolescent Health publient régulièrement sur le sujet.
| Source | Année | Recommandation principale |
|---|---|---|
| OMS | 2019 | 0 écran < 2 ans, < 1h/j 2-5 ans, contenus de qualité |
| Conseil scientifique Éducation nationale | 2021 | Limiter < 6 ans, encadrer 6-12, vigilance ado réseaux sociaux |
| Rapport Mouton-Benyamina | 2024 | Pas de smartphone < 13 ans, pas de réseaux sociaux < 15 ans, pas de TikTok / Snapchat / Insta < 18 ans (idéal) |
| Tisseron règle 3-6-9-12 | 2017 | Pas de TV < 3 ans / pas de console < 6 ans / pas d'Internet seul < 9 ans / pas de réseaux sociaux < 12 ans |
| INSV | 2018 | 0 écran 1h avant coucher, hors chambre |
| AAP — American Academy of Pediatrics | 2016, rev. 2022 | 0 < 18 mois (sauf visio famille), < 1h 2-5 ans, plan familial 6+ |
| Société française de pédiatrie | 2024 | Position officielle alignée Mouton-Benyamina |
Lucas, 11 ans, 6e. Smartphone reçu pour Noël. 6 mois plus tard : 5h d'écran/j, dort 6h, coupe les amis du quartier, agressif au retrait du téléphone, notes en chute. Bilan : pas de pathologie, mais usage compulsif (gaming + Snap). Plan : retrait progressif (palier 4h → 2h → 1h sur 2 mois), restitution sans téléphone à table et la nuit hors chambre, activité sportive 2x/sem, dialogue famille. À 4 mois : usage 1h30, sommeil 9h, notes en remontée.
Critères de Gaming Disorder (CIM-11 6C51) appliqués aux usages numériques : usage compulsif > 12 mois, perte de contrôle, priorité sur les autres activités, poursuite malgré conséquences négatives (notes, sommeil, relations), retentissement personnel/scolaire/familial. Consulter : médecin traitant, addictologue, ou pédopsy. Plateformes spécialisées en addictologie (Hôpital Marmottan à Paris, Centres de Soins en Addictologie dans chaque région).
| Âge | Recommandé OMS/Tisseron | Réel France (Santé publique France 2022) | Écart |
|---|---|---|---|
| 0-2 ans | 0 | 1h12 | +1h12 |
| 2-5 ans | < 1h | 2h00 | +1h00 |
| 6-10 ans | 1-2h | 3h00 | +1h-2h |
| 11-14 ans | 2h max | 5h00 | +3h |
| 15-17 ans | 2-3h | 6h00 | +3-4h |
Une étude DEPP 2022 indique que 15-20 % des collégiens et 8-12 % des lycéens ont subi du cyberharcèlement dans l'année. Le 3018 (e-Enfance) a reçu 60 000 sollicitations en 2023, +30 % vs 2022. Signaux d'alerte chez l'enfant : retrait soudain des écrans (ou hyper-présence anxieuse), changement d'humeur après notif, refus scolaire, troubles du sommeil. Que faire : appel 3018 (suppression de contenus possible), capture d'écran (preuve), signalement plateforme (boutons \"signaler\" Insta/Snap/TikTok), dépôt de plainte si harcèlement caractérisé (loi 4 août 2014, peines aggravées 2022). Pour l'école : 30 20 + chef d'établissement, programme pHARe.
Pilier : Santé mentale enfants & adolescents. Si suspicion mal-être : Mal-être adolescent : signaux d'alerte.
Aucun écran n'est diabolique en soi ; c'est l'usage (durée, contenu, contexte, âge) qui conditionne l'effet. Le co-visionnage parental, les routines stables, l'absence d'écran dans la chambre et avant le coucher sont les leviers les plus accessibles.
Ce contenu a une vocation informative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. En cas de souffrance ou d'inquiétude pour un mineur, consultez un médecin, un pédopsychiatre ou un psychologue.
Article informatif de vulgarisation
Cet article ne remplace pas un avis médical. Pour un diagnostic ou un traitement, consultez un professionnel de santé. Pour en savoir plus sur notre approche éditoriale, consultez notre page méthodologie.
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